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Des nouvelles de Camille qui vient de passer trois mois à Tarija

Témoignage de Camille, jeune diplômée belge, qui vient de passer 3 mois à Tarija, comme volontaire envoyée à sa demande par El Amanecer

En atterrissant dans le petit aéroport de Tarija le 7 avril 2022, j’étais pleine d’excitation, mais également pleine de craintes – après tout, je me retrouvais seule dans ce qu’il me semblait être l’autre bout du monde : la Bolivie ! Seule ? Oui, mais pas pour très longtemps !

Le responsable des volontaires est venu me chercher à l’aéroport et m’a chaleureusement accueillie. Il a pris le temps de me montrer la ville de Tarija, de m’expliquer EDYFU et de me faire visiter les deux centres : Morros Blancos, situé dans une banlieue défavorisée de Tarija, et La Libellula, plus dans le centre de la ville. On a décidé que je logerais dans la maison des volontaires à Morros Blancos, bien équipée, propre et, à mon grand soulagement, sécure.

Au moment de faire le planning de la semaine pour les trois mois à venir, ça a été un vrai casse-tête : j’étais sollicitée de tout côtés, il y avait tellement à faire ! Il faut savoir qu’en Bolivie, les enfants ne vont à l’école que la moitié de la journée, soit le matin, soit l’après-midi. Pour les enfants défavorisés, le développement et l’apprentissage sont très limités en dehors de ces quelques heures de cours : beaucoup sont amenés à aider leurs parents au travail ou n’ont pas la chance d’avoir l’aide et la stimulation parentale nécessaire. En plus de cela, le Covid-19 a ralenti très fort l’apprentissage de ces enfants, laissant beaucoup d’entre eux avec un grand retard scolaire. On comprend donc bien pourquoi EDYFU est tellement important et tellement sollicité auprès des parents.

Finalement, j’ai fait principalement de l’appui scolaire : j’ai aidé les jeunes enfants avec leurs devoirs, j’en ai conduit certains à l’école et j’ai fait du suivi scolaire auprès de différents établissements. Equipés de matériel d’écriture, de cahiers d’exercices, d’abécédaires pour les plus jeunes et de vieux ordinateurs pour les plus âgés, les locaux de Morros Blancos accueillaient des dizaines d’enfants qui m’ont très vite acceptée et demandé mon aide. J’ai travaillé avec deux professeures pleines de ressources et d’énergie, qui ne manquaient pas de patience et de créativité pour inventer des exercices et occuper leurs élèves. Rapidement, j’ai également découvert le reste de l’équipe d’EDYFU, qui s’est avérée soudée, dynamique et très investie dans le projet. Toujours prête aussi à organiser des activités spéciales, par exemple pour la journée de l’enfant ou la fête des mères. J’ai été très bien intégrée dès le début, l’équipe étant très accueillante envers les volontaires.

A côté de l’appui scolaire, j’ai aidé dans l’unité productive qui prépare des barres de céréales et des biscuits pour les vendre dans des écoles et en magasin. Non seulement cette unité productive permet de financer le personnel et activités d’EDYFU, mais elle donne également du travail à une dizaine de personnes demandeuse d’emploi.

Dernièrement, j’ai pu aussi aider à donner des formations de floriculture avec le jardinier de Morros Blancos. Ces formations permettent de donner les outils nécessaires à des femmes qui veulent cultiver et vendre des fleurs pour gagner leur vie. Attentives et appliquées, je les voyais revenir chaque semaine pour apprendre de nouvelles techniques dans le potager de Morros Blancos.

Pour conclure, je voudrais remercier toute l’équipe d’EDYFU de m’avoir donné cette opportunité incroyable ! Merci également à Chantal et Guy de Callataÿ en Belgique de m’avoir initiée au projet. Ça a été pour moi une expérience très enrichissante et inoubliable !